vendredi 22 mars 2013

Ma Crassula minor

A cause de mon petit problème de place, j'ai privilégié depuis le début les plantes de petit format : c'est pratique, et puis ça me permet d'en avoir plus ! L'inconvénient majeur, bien sûr, c'est que le sujet est souvent très jeune, du coup pour la floraison, il faut être deux fois plus patient...

Mais il arrive quelques fois que je regrette le choix du mini format, comme ça a été le cas dernièrement. En effet, il y a quelques semaines, j'ai acquis ce mini exemplaire de Crassula ovata minima, aussi connue sous le nom de Crassula minor ou d'Arbre de Jade :



Cette variété de Crassula pousse très vite. Il est d'ailleurs préconisé de la laisser à l'étroit pour conserver des proportions raisonnables : bien entretenue, elle pourra se passer d'engrais sans problème.

Et côté entretien justement, on a déjà vu plante plus difficile : insensible aux parasites classiques, il lui faut une lumière vive légèrement voilée, un peu d'eau dès que le sol est sec plus d'une semaine pendant la belle saison (à diminuer de moitié en hiver) et un bon terreau pour plantes vertes.

La Crassula ovata minima s'accommode de la culture en bonsaï : elle peut facilement atteindre un mètre de haut et vivre jusqu'à 50 ans ! Ma grand mère en a eu un il y a quelques années, mais il était de taille plutôt modeste. J'étais restée sur cette idée, avant de découvrir lundi dernier ce magnifique spécimen, que j'ai eu la chance de voir au moment où il était tout en fleur :

Seuls les Crassula les plus âgées fleurissent


Magnifique n'est-ce pas ? J'en suis très jalouse !

Bisous fleuris

lundi 18 mars 2013

Euphorbia japonica + Pachypodium lamerei = ....

La semaine dernière, le Sud de la France n'a pas été épargné par la grisaille. Et moi, quand le temps fait triste mine, je n'ai absolument pas le courage de sortir regarder les plantes d'extérieur, de chercher les nouvelles pousses ou les nouveaux arrivants, de tailler ou de traquer les pucerons. A la place, je me rabat sur mes plantes d'intérieur.

J'ai donc profité de l'occasion pour chercher de quoi verdir mon bureau, et j'ai trouvé mon bonheur dans une nouvelle jardinerie qui a ouvert dans la ville où je travaille. Je n'ai pas mis longtemps à craquer, étant donné leur immense choix de succulentes et cactées en tout genre.

Voici Euphorbia japonica, un hybride issu d'un croisement entre un susannae et un bupleurifolia

 Sur cette série de photos, il est encore dans son pot d'origine

Il ressemble à un ananas, ou encore à une pomme de pin surmontée de plusieurs couronnes de feuilles.C'est d'ailleurs cette ressemblance frappante qui fait toute son originalité.

Bien qu'il comporte un gros tronc renflé, ce n'est pas un caudex, mais bien un euphorbe : les arrosages doivent donc être réguliers mais modérés en période de croissance active, et réduits en hiver. 

Le terreau doit être léger et drainant : j'ai rempoté le mien à l'achat, car deux racines plutôt charnues s'échappaient du pot d'origine, dans un mélange de terreau pour cactée et de sable de Loire (bien meilleur que le sable de plage, trop fin et qui risque de brûler les racines).

Enfin, attention à l'exposition : pas de soleil direct, il doit rester à la mi-ombre !
Comme j'avais peur qu'Euphorbia japonica ne s'ennuie tout seul au bureau, j'ai également amené mon mini pachypodium lamerei, que vous avez découvert ici. J'en ai profité pour le rempoter également, et j'ai même ajouté une couche de sable à ses pieds, car contrairement à son ancien voisin, Opuntia subulata, il n'a pas beaucoup grandi du temps de la colocation. Ces deux là n'étaient pas fait pour s'entendre, voila tout.

 Euphorbia japonica et Pachypodium lamerei après rempotage, dans leurs pots en terre


 Couronne de feuilles de Pachypodium lamerei

Pour les besoins de la photo, je les ai placés côte à côte, mais bien sûr, Pachypodium sera du côté droit du bureau, plus ensoleillé, et Euphorbia du côté gauche, plus à l'ombre, pour respecter les besoins en luminosité de chacun. J'espère que cette association sera plus heureuse que la précédente !

Bisous fleuris

jeudi 14 mars 2013

Le chou d'ornement

"Je veux un chou", me suis-je dis il y a quelques mois, à force de voir ces drôles de végétaux pousser dans toutes les jardinières municipales. Bien sûr, je ne parle pas de chou fleur ou de chou romanesco, mais bien de véritables choux décoratifs.

Sa forme tout en rondeur, ses coloris doux qui mêlent le vert tendre au rose vif ou au blanc pur, et son feuillage frisé, résultats de multiples croisements avec diverses sortes de choux asiatiques, font du chou d'ornement le compagnon parfait des grands classiques que l'on rencontre habituellement dans les espaces verts : pensées, jacinthes...

C'est une plante ornementale qui résiste bien aux températures hivernales : le froid ne le rend parait-il que plus beau. Et qui plus est, ils sont faciles d'entretien et peu gourmands.

J'ai fini par en acheter un sur le marché au fleur de ma ville en décembre, avec la ferme intention de le laisser dans ma chambre, mais j'ai commis l'erreur de partir quelques jours plus tard en oubliant de l'arroser : résultat, la combinaison du manque d'eau et de la température trop élevée lui a été fatale, impossible de le rattraper après ça.

Rien de grave : j'en vois tous les jours sur le chemin du travail, et je pense qu'ils s'épanouissent vraiment mieux en extérieur, même si les conditions sont rudes, que dans un intérieur surchauffé. Finalement, c'est la meilleure leçon que je pouvais recevoir.

 
Cette photo date de début février : à ce moment, celui-ci avait encore une forme de boule ramassée

L'une de ses camarades de jardinière : vous savez comme les pensées sont chères à mon cœur, alors je ne pouvais décemment pas résister à la jolie couleur de celle-ci.

Ces photos datent de la semaine dernière : les choux ont commencé à développer des boutons floraux, et ils ont gagné en hauteur.



Pour moi, il n'y a pas de plus joli spectacle que celui qu'offre la nature chaque fois qu'elle renait. Je n'ai plus qu'une hâte : découvrir à quoi ressembleront les fleurs de ces choux.

Bisous fleuris

samedi 9 mars 2013

Après la pluie...

Cette semaine a été très humide jusqu'à jeudi, où le soleil a enfin daigné montrer le bout de ses rayons histoire de se rappeler à notre bon souvenir...

Malgré ce, les paysages portent encore les traces des pluies qui se sont abattues, comme une façon de nous prévenir d'un éventuel prochain retour : de petites flaques d'eau perdurent ci et là, la végétation se pare de gouttelettes de pluie, et les eaux du fleuve qui passe à côté de mon lieu de travail restent tourmentées, tumultueuses. 

Dans l'allée de mon jardin qui est un peu à l'abandon en ce moment, les herbes folles se multiplient. C'est l'occasion de croiser de jolies surprises, comme ces petites fleurs violettes et jaunes que j'ai découvertes en essayant (sans grand succès) de photographier les fameuses gouttelettes de pluie :

On dirait des petites pensées !

Certaines sont bicolores (jaune et violet), d'autres sont unies (violet), mais toutes sont pourvues d'un coeur jaune




Après quelques recherches, il s'avère que ce sont des Viola arvensis, ou pensées des champs. Je ne sais pas encore s'il s'agit d'authentiques fleurs sauvages ou si elles proviennent de graines de fleurs cultivées que le vent nous a offert. En tout cas, je suis toujours très heureuse de découvrir les petites merveilles dont la nature nous gratifie, sans intervention de la main de l'homme !

Bisous fleuris

lundi 4 mars 2013

Le Zamioculcas

Durant ma "pause" estivale, je me suis concentrée sur mes examens et rien que mes examens. Mais ce n'est pas pour ça que j'ai arrêté d'avoir envie de m'offrir de nouvelles plantes ! Et comme ma collection a beaucoup diminué pendant cette période (la faute à un été trop chaud), il m'a bien fallu trouver des remplaçants.

C'est comme ça que j'ai acquis ce mini zamioculcas, pour lequel j'ai craqué au premier coup d'oeil :


Le zamioculcas est une plante originaire d'Afrique tropicale qui appartient à la famille des aracées. Les américains la surnomment "ZZ Plant", en référence à son nom latin "Zamioculcas zamiifolia". Allez retenir "Zamioculcas" aussi...

Cette plante robuste et facile d'entretien fera le bonheur des débutants et des étourdis, mais ce qui la distingue, c'est son feuillage persistant, dont les feuilles charnues luisent comme de jeunes pousses.

La fameuse plante "ZZ" est la chouchou des centres commerciaux : en effet, si elle a besoin d'une bonne luminosité, mais sans soleil direct, elle peut également se contenter de faibles apports en lumière... Ce qui en faisait en l’occurrence la plante idéale pour mon appartement, qui était alors plongé dans la pénombre pour me protéger des rayons brûlants du soleil du mois d'août. 

Le zamioculcas est réputé pour avoir une croissance plutôt lente, (on parle de 2 à 4 nouvelles feuilles par an)... Sauf si les conditions que vous lui offrez sont idéales : auquel cas, il pourrait rapidement atteindre 1 mètre de haut ! Quand au bouturage, si vous vous armez de patience, une tige plantée dans un terreau maintenu humide formera une nouvelle plante, mais il faudra compter entre 2 et 6 mois, rien que pour l'enracinement.

Le zamioculcas est également la plante parfaite pour les têtes en l'air qui oublient d'arroser : en effet, ses tiges sont plus épaisses à leur base, car elles stockent l'eau pour lui permettre de survivre en cas de sécheresse. 

Attention, ce n'est pas pour autant un cactus : pour bien se développer et renouveler régulièrement ses feuilles, le zamioculcas devra dans l'idéal être arrosé une fois par semaine en hiver, et jusqu'à trois fois par semaine en été. Si vous faites moins, la plante ne se dessèchera pas certes, mais elle entrera en dormance, et ne grandira plus. Par contre, si la base noircit, c'est le signe avant coureur d'un excès d'arrosage : il faut alors mettre le zamioculcas au régime sec pendant deux semaines, puis reprendre l'arrosage très parcimonieusement après avoir bien laissé sécher la terre.

Bien sûr, ce n'est qu'un ordre d'idée ; généralement, pour savoir quand je dois arroser mon zamio, je soupèse le pot (technique bien connue de Plantine !), et je touche les feuilles : lorsqu'elles sont un peu molles, je sais qu'il est temps de remettre un  peu d'eau. Il apprécie également les brumisations régulières, mais pas d'eau calcaire, qui forme en séchant de vilaines traces blanches (nettoyage feuille par feuille obligatoire après ça !)

Pour éviter de le noyer, il faut le rempoter à l'achat dans un terreau léger bien drainant, puis chaque fois qu'il se sent à l'étroit (le mien est dans du terreau pour plantes vertes additionné le sable). Il est également recommandé de lui faire un apport mensuel d'engrais en période de croissance active, c'est-à-dire de mars à septembre.

Pour conclure : amis débutants, adoptez une plante "ZZ", elle ne demande que peu de soins et pardonne les mauvais traitements. En contrepartie, c'est une plante qui, bien soignée, peut vivre jusqu'à 10 ans et atteindre une taille respectable, tout en vous gratifiant d'un feuillage peu commun. Une jolie découverte, qui fera souffler un petit vent d'Afrique dans votre intérieur !

Bisous fleuris

mercredi 27 février 2013

Crise du logement (bis)

Depuis que je me suis découvert une passion pour les plantes, j'ai accumulé les acquisitions jusqu'à me retrouver en manque de place. Il faut dire que j'ai un gros problème : chaque plante que j'achète est censée être la dernière, promis, juré ! Et puis j'entends parler d'une nouvelle espèce, j'ai des envies de boutures, ou je plante une graine de ci ou de ça "Juste pour voir"... Bref, vous l'aurez compris (car vous êtes comme moi, j'en suis sûre), c'est sans fin !

Il m'a donc fallu développer de nouvelles stratégies pour arriver à caser tout ce petit monde chez moi. Vous vous souvenez de mes coupes à cactus et à aloès ou de mon mini désert ?Et bien aujourd'hui, le virus a encore frappé. Voici donc ma nouvelle petite "colocation" végétale :

 

Pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu, il s'agit du contenant du fameux mini désert que j'ai évoqué plus au dessus : en effet, mon pauvre Opuntia Microdasys nous a quitté, et son petit frère Mammillaria Baumii s'est retrouvé tout seul dans un bac beaucoup trop grand pour lui.

Mais heureusement, il y avait encore suffisamment de place dans ma coupe à cactus pour accueillir un nouveau : Mammillaria est désormais bien entouré et se plaît parmi ses semblables.



J'ai donc pu récupérer le fameux contenant que je trouvais joli, et je l'ai utilisé en guise de coupelle pour mes petites protégées. 

Coupelle seulement, car ces plantes, comme vous allez le voir, n'ont pas du tout les mêmes besoins en terre et en eau, raison pour laquelle chacune fait pot séparé. Malgré ce, cette composition hétéroclite offre un visuel intéressant, chaque plante ayant une forme bien particulière.


Ce Sedum porte le drôle de nom de "Burrito" ! C'est une plante qui a les exigences de toute plante succulente : terreau léger, arrosage modéré, soleil et beaucoup d'amour.


Vous vous souvenez de mon saintpaulia, né à partir d'une feuille que j'ai bouturé ? Après quelques mois de croissance, il se porte à merveille, même si la feuille mère a laissé la place à ses rejetons. On voit même apparaître deux nouvelles feuilles au centre. Vivement les premières fleurs, même si je pense que ça ne sera pas encore pour cette année car il est encore petit.


Les feuilles de cet adorable Peperomia ressemblent à des haricots : c'est pour cette raison que cette variété s'appelle "Happy beans" ! Celui-ci a en plus eu le mérite de fleurir : j'aime bien, même si ça fait un peu ton sur ton...

 
Le dernier de ma petite collection est un mini beaucarnéa nolina, aussi surnommé "pied d'éléphant", et ses longues feuilles effilées en forme d'éventail. Je devrais bientôt faire un post plus complet sur le sujet, car c'est typiquement le genre de plante que j'aime.


Bon en règle générale, ça reste quand même des plantes succulentes, mis à part le saintpaulia. Espérons juste qu'elles ne périssent par excès d'arrosage, comme leurs illustres prédécesseurs ! Mais normalement, je devrais avoir bien retenu la leçon :)

Bisous succulents

mardi 26 février 2013

Nouvelle venue dans le jardin

Depuis le temps que je vous en parle, vous commencez à bien connaitre ma collection de plantes : il y a des cactus et des succulentes en grande majorité, mais aussi quelques plantes vertes au feuillage très graphique pour la plupart.

Il y a quelques mois, lorsque j'ai abandonné la rédaction du blog pour me consacrer pleinement à mes révisions, j'ai dressé un petit bilan de mes achats, et j'ai constaté une chose : "Passiflore, tu achètes TOUJOURS les mêmes plantes !"

Du coup, j'ai laissé le vent de la nouveauté me porter jusqu'à ma jardinerie préférée, où j'ai finalement craqué pour... une plante carnivore. Comme quoi, tout arrive !


Je dis ça parce qu'auparavant, je n'avais jamais été trop attirée par les plantes carnivores. Pour moi, elles étaient toutes du genre des Nepenthes, ces plantes bizarres pourvues d'urnes semblables à de gros ventres affamés... Le genre de plantes qui renvoie désagréablement à notre plus grande peur d'enfance : celle de se faire dévorer par un monstre !

Pour ma part, j'ai choisi une dionée. Pour la petite histoire, j'espérais qu'elle attrape les moustiques qui sévissaient encore au moment où je l'ai achetée :)


 Admirez un peu la bête ! 

La dionée appartient à la famille des Droseraceae. Ses feuilles, qui poussent en rosette, ont la particularité de se terminer par un piège en forme de demi lune bordé de longues "dents" et pourvu de poils sensitifs.

Les insectes sont attirés par les sucs qui tapissent l'intérieur des pièges : deux contacts d'affilé avec les poils sensitifs entraînent sa fermeture et l'emprisonnement de la pauvre bébête jusqu'à ce que digestion s'en suive.



Cette série de photos date de septembre 2012, au moment de l'achat de ma dionée. Je ne sais pas de quelle variété il s'agit, en tout cas, j'ai vraiment été séduite par l'intérieur rouge vif des pièges. 

En plus, elle était vendue avec un pot à réserve d'eau, bien pratique puisque le sol doit toujours rester humide pendant la croissance. Mais attention, jamais d'eau du robinet ! Personnellement, j'arrose la mienne avec de l'eau déminéralisée et elle ne s'en est jamais plainte :)

La dionée est de ces plantes qui doit être exposée aux températures hivernales pour mieux activer sa croissance une fois le printemps venu. Le froid est même primordial, car il donne aux pièges leur belle couleur rouge, il faut donc résister à l'envie de les abriter au chaud, car certaines sont même capables de résister jusqu'à - 10 degrés !

Après un régime hivernal adapté (arrosage extrêmement modéré, froid, vent glacial et même neige !) ma dionée s'est quelque peu "déplumée" :





Croissance ralentie certes, mais pas stoppée pour autant : au centre de la plante, de nouvelles feuilles sont en préparation pour les beaux jours, ainsi que, surprise, sa première fleur !

Je n'ai pas pu résister à la tentation de jouer les curieuses, et cette fleur devrait être blanche et ressembler à une pâquerette. J'espère que la floraison ne sera pas avortée avec le retour des assauts du froid !

En résumé, la dionée est une plante assez facile à entretenir et très ludique. Mais attention, il ne faut jamais, et j'insiste, JAMAIS déclencher manuellement la fermeture des pièges, même si c'est pour la nourrir manuellement, sinon la feuille meurt très vite et la plante s'épuise pour rien !

Bisous fleuris